Démarche de l'artiste

Ses photos sont son lien à la vie.

Il a travaillé parfois dans des conditions extrêmes qui lui ont permis de saisir des images de paysages qui, déjà, appartiennent au passé.

Depuis des années, nombre de scientifiques nous alertent afin de nous faire prendre conscience de la force mais également de la fragilité de tout équilibre, et en particulier de celui de notre planète. Il ressent une grande empathie avec eux, car sa démarche, à travers son art, et la relation passionnelle qu'il entretient avec la recherche de la lumière, le conduit à y réfléchir quotidiennement

Pour lui la photographie peut être un levier.

Comme le dit Carl Gustav Jung, l'inconscient, ne comprenant pas le langage du conscient, a besoin du symbole qui opère magiquement. Dans ce cas, l'art et en particulier la photographie est un outil extraordinaire au même titre que la musique.

Il s'agit d'un lien fondamental entre environnement et culture, un outil formidable qui permet une élévation d'âme et une prise de conscience qui doit engager à l'action.

Dans « Tout les matins du monde » de Pascal Quignard, le personnage principal vibre de sa musique, c'est son chemin initiatique, il ne joue pas, il résonne de cette conscience qui nous précède et nous habite. « Quand je tire mon archet, c'est un petit morceau de mon cour vivant que je déchire. Ce que je fais, ce n'est pas que la discipline d'une vie où aucun jour n'est férié. J'accomplis mon destin ».

Patrick Desgraupes vit de la même manière la photographie: « J'ai dans ma démarche photographique, souvent ce sentiment profond, j'attends de m'approprier l'espace, de faire corps avec le paysage, d'en trouver l'essence, d'une certaine manière d'être au moment de l'origine du monde. C'est également un véritable chemin initiatique à la recherche de la lumière ».

Il s'agit de représenter la beauté et la grandeur infinie de la nature tout en prenant conscience de sa propre finitude. Et c'est dans cette immensité sereine, que s'inscrit la présence silencieuse du sacré.